La deuxième marche. Celle qui permet de passer de Compte à Rebours à Parenthèses. Toujours le même processus de réenregistrement des anciennes chansons, avec la même recherche des identifiants indispensables, comme le solo de Non Bis In Idem, le synthé de Face à la lune… Sauf que contrairement à Compte à Rebours, il y a eu très peu de repêchage. La quasi totalité de l’album est neuf, totalement ré-enregistré. Aucune basse n’est programmée par exemple. Ces ré-enregistrements ont donné lieu à plusieurs re-visites, que ce soit au niveau de la structure des morceaux ou de leur arrangements. Les deux exemples les plus frappants étant la deuxième partie complètement nouvelle de Face à la lune ou le nouvel arrangement de Nouveau départ. Après plusieurs années de recherches, enfin elles sonnent comme elles le doivent, enfin elles ont trouvé l’habit qu’il leur fallait. Mais le plus gros bout, ce qui a demandé le plus de travail, c’est la suite Veilleur des ombres, sorte de collage de plusieurs morceaux qui parlent de la même chose. Il ne s’agit pas d’un seul morceau, mais bien de plusieurs morceaux rassemblés en une même piste, parce qu’ils se suivaient logiquement. Si je suis seul responsable de ce que l’on peut appeler l’écriture de la musique ou des textes, ce disque est pourtant le fruit d’une collaboration avec Nicolas qui s’est investi avec une énergie rare dedans, enchaînant les nuits blanches, les prises, les essais d’arrangements pour toujours améliorer la musique. À ce niveau là, je ne peux pas dire que c’est mon disque, mais c’est notre disque. Les arrangements, la production, la réalisation, c’est notre collaboration, des heures et des nuits de discussions à se demander si ça ne serait pas mieux en essayant comme ça plutôt que comme ça. Et l’émulsion qui en a résulté, comme très souvent dans des collaborations de ce style a permis d’avoir un produit supérieur à la somme de ce que nous aurions fait chacun de notre côté. C’est le très connu 1 + 1 = 3. Si il y a une anecdote à retenir sur les sessions d’enregistrement d’Une Ombre Qui Danse, c’est bien évidemment le moment où nous avons enregistré le chant pour Veilleur des Ombres. Il m’était impensable d’enregistrer ça à la maison, en plein milieu de l’après midi, en pleine chaleur. Alors nous avons mis l’ordinateur et un micro dans notre sac à dos. Nous sommes partis de nuit. La lune nous veillait. Nous sommes allés sur l’île de l’Oiselay. Enregistrer les bruits de la nuit et j’ai chanté au milieu de nulle part, de 1h à 3h du matin. Éteignez la lumière, montez le son et tendez l’oreille… Vous entendrez sûrement des grillons…

Merci aux habituels et particulièrement Marine, Philippe, Gilles, Stéphane, Laurent, Zoé, Marco, Franck, Jean-Philippe, Clément, Gilles et Pierrette, Laurent et Wibke, Florent, Aurélien, Vanessa…

Et même si ça fait convenu, attendu et peu original, celui-là il est pour Pierre…

 

Seb

20 juillet 2008

Une ombre qui danse - 2008

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Laurent – mix : Seb & Laurent

Crédits

Laurent : guitare solo, batterie, hammond

Nico : guitare acoustique
Phil : basse
Aurélien : choeurs
Seb : guitare acoustique et chant

Tout est improvisé… La musique en m’amusant sur deux accords et en essayant de chanter quelque chose par dessus, ces paroles là sont sorties… Brut et sans retouches… Sauf pour la partie solo et la transpo finale qui ont été rajoutées naturellement… Laurent est passé par derrière et a fait l’arrangement, les solos etc… et voilà…

Paroles

Je ne sais pas la route
Je ne sais pas le chemin
Mais je garde mes doutes
Jusqu’au plus petit matin
Dans le creux de mes mains..

Ma conscience s’ajoute
A mes désirs mes chagrins
Mes plus vaines déroutes
Mon plus subtil instinct
Tout me parait plus vain

Non bis in Idem
Imagine un dixième de ma peine
Non bis in Idem
Jamais plus de si cruels dilemmes
Non bis in Idem
Des centaines et centaines de diadèmes

Des visages dévisagent
Leurs paroles qui envoûtent
Des démons qui m’assaillent
Du courage au compte goutte
Plus rien que je redoute

Non bis in Idem
Imagine un dixième de ma peine
Non bis in Idem
Jamais plus de si cruels dilemmes
Non bis in Idem
Des centaines et centaines de diadèmes

Non bis in Idem
Imagine un dixième de ma peine
Non bis in Idem
Jamais plus de si cruels dilemmes
Non bis in Idem
Des centaines et centaines de diadèmes

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb – mix : Seb

Crédits

Seb : Chant, guitares 6 cordes et programmation, synthés
Nico : guitares rythmiques 6 et 12 cordes

L’histoire de cette chanson est une histoire d’accidents, et elle est assez longue. Tout à commencé par la musique. Au mois de janvier 2002, j’ai écrit le couplet en expérimentant sur des accords « ouverts »… Ça sonnait alors très « Quelque chose de Tennessee » dès que j’essayais de le mettre en arpège. À l’époque, je jouais ça avec une rythmique classique, c’est à dire la seule rythmique que je sais faire à la guitare et qui se retrouve dans toutes mes chansons : Non bis in Idem, Melancolique Obscurité, Amnesia… Ironiquement j’ai superposé plusieurs couches de guitares et le résultat ressemble à Carpet Crawlers de Genesis…

Le refrain est aussi venu d’une expérimentation en novembre 2001… Je m’amusais tout simplement à jouer tous les accords majeurs et mineurs de la gamme de Do majeur les uns à la suite des autres et dans l’ordre : C, puis Dm, puis Em puis F, puis G puis Am puis C de nouveau… Au final, c’est sur le Am que ça part… J’ai laissé les deux dans leurs coins pendant un moment et j’ai eu l’idée de les coupler. J’ai mis jusqu’à mai 2002 pour reussir à faire un enchainement entre les deux… À partir de là, la musique était faite, et très rapidement (en deux mois) j’avais fait les paroles et la mélodie pour aller dessus. On se retrouvait donc début août 2002. J’ai toujours été frustré, et je ne savais pas pourquoi. Cependant, la chanson est restée comme ça jusqu’en avril 2008. C’est alors que j’ai alors décidé de rallonger la chanson avec un développement musical entre le deuxième refrain et le dernier couplet. Nico m’a suggéré de rajouter une basse en pédale pendant ce développement. Et également quelques changements de notes dans la mélodie du synthé qui apparemment ne suivait pas les règles de l’art de l’harmonie !
Je crois que c’est la chanson que j’ai mis le plus de temps à « faire »…

Paroles

La lune éclaire mon parcours
L’enrobe d’un voile de velours
La lune avance dans le ciel
Mais l’automne semble être éternel

Et moi, je ne sais où aller
Dans cette terrible immensité
Vite au milieu des nuages
Orages ou mirages après chaque virage

Je cache mes angoisses comme la lune cache sa face

La lune émerge, funèbre oraison
Comme le ciel est triste en cette saison
La lune reflète sur la mer
Des sentiments humains des plus amers

Je cache mes angoisses comme la lune cache sa face

Perdu dans les nuances
D’une existence sans importance
J’observe la pleine lune
Implore sa clémence

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb et Steph – mix : Steph et Seb

Crédits

Seb : chant, guitares acoustiques 6 et 12 cordes, synthés et batterie
Marco : guitares acoustiques
Phil : basse
Steph : guitares électriques

Seb : « Une chanson qui s’est écrite très très vite et un peu toute seule. Le texte vient de l’idée du bienfait de l’adrénaline et de mon raz le bol de l’inaction quotidienne d’alors après deux ans de recherche d’emploi. Il fallait donc une musique qui bouge. J’ai donc pris ma guitare et la musique s’est faite toute seule, en improvisant la mélodie et la suite d’accord au fur et à mesure que je jouais. Un peu à l’image de Non Bis In Idem, sauf que là le texte était écrit. Ensuite je me suis mis à l’enregistrement en lui même. Pour finir le morceau, je sentais qu’il y avait besoin de guitares électriques là dessus, alors j’ai donné le morceau à Stéphane pour qu’il le mixe et il a rajouté les guitares électriques. Merci Stéphane, j’adore ce que tu as rajouté à la chanson, ça lui permet d’atteindre une autre dimension et ce tourbillon de sons au final est en total accord avec le message des paroles ! »

Steph : « alors que j’étais en train de répéter Killing In the Name des Rage Against The Machine, j’ai été interrompu par Seb, en larmes car j’avais oublié de lui faire un solo pour son morceau, du coup bien pauvre en viande. J’ai donc briefée Rebecca, en lui disant d’éviter le solo bateau façon Goldman, habituel chez Sousbock, et vu qu’elle aime bien les solos en arpèges parce qu’elle écoute tout le temps Matthew Bellamy elle a fait ça toute seule pendant que j’étais à la piscine »

Seb : « Salopilaud ! Moi je te dis des choses gentilles et toi tu te moques (si si, j’ai bien vu, tu te moques). En plus t’as sous mixé mes beaux arpèges qui t’ont inspiré ton solo tssssssssss 🙂 »

Paroles

Le souffle court et saccadé
Le coeur s’emballe et va lâcher
L’illusion de n’pas s’arrêter
Sans même voir la journée passer

Car rien ne vaut l’excitation
Et rien ne vaut l’exaltation
D’une vie rythmée par l’action
D’une existence sous la pression

Je veux vraiment manquer de temps
Une vie menée tambour battant
Confronté au feu de l’action
En permanence sous la pression

Je souhaite ne pas avoir le temps…
Alors faites que je manque de temps…

Pas de temps mort ni de remords
Je veux tout voir en mouvement
Une vie pleine à 100 pour 100
Une vie qui bouge tout le temps

Je veux vraiment manquer de temps
Une vie menée tambour battant
Je veux courir après la montre
Et faire des millions de rencontres

Et je veux des obligations
Et puis de l’action à foison
Des combats contre des démons
Et pourfendre tous les dragons

Je veux vraiment manquer de temps
Une vie menée tambour battant
Balayer les futilités
Et soulever tous les trophées

Je veux vraiment manquer de temps
Alors faites que je manque de temps…

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Gilles, Seb et Nico – mix : Steph

Crédits

Seb : chant, piano, synthé 
Gilles : piano, synthé
Nico : basse fretless

J’ai écrit cette chanson pour une occasion particulière. Elle s’adresse à quelqu’un en particulier, mais pourrait s’adresser à beaucoup d’autres personnes voire choses. J’ai essayé de faire en sorte que le texte soit suffisamment détaché pour que chacun puisse mettre ce qu’il ou qui il veut derrière : un parent, un ami, un amour, une passion etc. La chanson a été écrite en janvier 2004, paroles et musique. Lors de la première représentation live de cette chanson, je devais la faire seul au piano. Sentant le trac, le fait qu’il manquait quelque chose à la chanson et ayant besoin de me rassurer, j’ai demandé à Laurent d’improviser plus ou moins une ligne de basse par dessus mon piano. Cela a été enregistré et je l’ai fait écouter à Gilles. Ma technique de piano étant trop limitée, j’ai demandé à Gilles d’enregistrer la musique de la chanson, ce qu’il a fait après avoir gentiment accepté. Chronologiquement parlant, c’est Gilles qui fut le premier non Sousbock a jouer sur une chanson Sousbock. Et je suis particulièrement satisfait de cette collaboration dont on a longtemps parlé, qui a longtemps été planifiée sur différents projets et qui est enfin là, concrète et réelle. Merci ! Plus tard, Nico a enregistré une magnifique basse fretless qui colle parfaitement à l’esprit de la chanson et de ce qu’avait alors improvisé Laurent.

Paroles

Tendrement sur mon visage
Tes yeux se sont posés
Sûrement tous tes sourires
M’ont rassuré

Jamais je n’ai pu le dire
Jamais je n’ai pu l’écrire
Et probablement que jamais
Je ne le saurais

Longuement sur mon sommeil
Sans repos tu as veillé
Des heures et des nuits entières
Puis des années

Jamais je n’ai su l’écrire
Jamais je n’ai su dire
Simplement te dire merci
Merci pour tout ce que je suis

Ce que je suis c’est grâce à toi
Ce que je suis je te le dois
Une part de moi c’est toi
Une part de moi c’est toi

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb et Nico – mix : Seb

Crédits

Nico : guitares, basse
Aurélien : guitares en arpèges et solo

Seb : chant, clavier, batterie.

Musique trouvée en m’amusant à rajouter un sol (en fait un si à cause du capodastre en 4ème case) au même moment dans tous les accords que j’utilisais… rien de plus… Paroles parlant d’elles même à mon avis… bref, pas trop de commentaires sur cette chanson, si ce n’est que c’est une de mes préférées. Une très chouette chanson pop.

Paroles

Tu voulais savoir tout sur mon passé
Pourquoi elles m’avaient aimé
Ce qui se passait le soir venu,
Et comment on s’etait connu

Tu voulais savoir tout sur mon passé
Les surnoms qu’elles me donnaient
Comment elles m’avaient apprivoisées
Et pourquoi elles m’avaient quitté

Mais moi, je voulais juste penser à rien
Et prendre la vie comme elle vient
Sans penser au destin
A hier ou aux lendemains

Tu voulais savoir tout sur mon passé
Tout pour ne pas recommencer
Ces souffrances partagées
Et ces histoires gachées

Tu voulais savoir tout sur mon passé
Je ne voulais rien te raconter
De ces douleurs qui m’ont fait
Tout ce que je voulais oublier

Mais moi, je voulais juste penser à rien
Et prendre la vie comme elle vient
Sans penser au destin
A hier ou aux lendemains

Mais moi, je voulais juste penser à rien
Et prendre la vie comme elle vient
Sans penser au destin
A hier ou aux lendemains

Tu voulais savoir tout sur mon passé
Mes désirs, mes angoisses, mes regrets
Ma vie une fois seul dans le noir
Et mon grand désespoir…

 

paroles : Seb – musique : Seb & Laurent
arrangement : Nico – mix : Seb

Crédits

Nico : piano & synthé
Seb : chant

Cette chanson est d’abord sorti en anglais, en 2001, sous le nom de Like It Dark ? J’ai refait le texte en français en 2003 puis en 2008. Il traite de personnes proches qui passent ou ont passé une mauvaise période et pour lesquelles je souhaite « un nouveau départ »…
En ce qui concerne la musique j’avais écrit la chanson, mais lorsque je l’ai jouée à Laurent, il a trouvé que c’était trop monotone dans les couplets et a proposé un changement dans la mélodie et les accords que j’avais. C’était tellement mieux que l’on n’a pas hésité longtemps. Cette chanson a été dure à écrire, aussi bien au niveau du texte qu’au niveau de la musique et surtout de l’arrangement, il y a eu beaucoup d’essais et de versions radicalements différentes (du refrain, des paroles, de l’arrangement) pour arriver finalement à ce que vous pouvez entendre, cette version aérienne juste au piano qui donne enfin, après tant d’années, son véritable habit à la chanson.

Paroles :

Se balader dans les dunes
Tous les soirs au clair de lune
À la recherche d’un chemin
Préférable au lendemain

Se souvenir du moment
Où tout semblait si évident
Et voir l’espoir s’évanouir
Alors qu’on croit le saisir

Mais comme le chemin est encore long à suivre
Il faut tenir bon et poursuivre
Chaque nouveau pas est comme une victoire
Un sursaut un espoir
Permettant un nouveau départ

Se balader un matin
L’espoir à portée de main
Se raccrocher à ses rêves
Ne pas décréter la trêve

S’allonger sur l’herbe fraîche,
Enfin colmater la brèche
D’un silence assourdissant,
D’un souvenir obsédant

Comme le chemin est encore long à suivre
Il faut tenir bon et poursuivre
Chaque nouveau pas est comme une victoire
Un sursaut un espoir
Permettant un nouveau départ

 

paroles : Seb – musique : Seb (sauf Insomnie : Seb et Laurent)
arrangement : Seb et Nico (+ Gilles & Laurent) – mix : Seb et Nico

Crédits

(I) Crépuscule
(II) 2h03
(III) Une ombre
(IV) Se battre en vain
(V) Insomnie
(VI) 2h03 (reprise)

Seb : batterie, guitares rythmiques, chant, claviers
Nico : basse, guitares rythmiques et solo, synthés, hammond
Zoé : guitare rythmique (2h03)
Philippe : basse (2h03)
Gilles : piano et Synthés (Se battre en vain)
Laurent : piano (Insomnie)

Veilleur des ombres n’est pas à proprement parler un seul morceau. C’est 5 morceaux différents qui traitent de la même chose et qui se suivent dans la logique. J’ai décidé de les rassembler en une même piste pour justement qu’à l’écoute on ait l’impression qu’il s’agit d’une suite. J’ai aussi voulu éviter qu’on puisse faire une compilation avec juste une partie, ou qu’on écoute le disque en mode aléatoire, parce que ça aurait fait perdre le sens et la cohésion de cette entité.

(1) Crépuscule : une intro improvisée et sans rythme pour créer une ambiance type « fin de jour » avec l’impression que les ténèbres montent. Du moins c’est comme ça que je le ressens. Le but de cette intro est de nous mettre dans l’ambiance du morceau, pour arriver au milieu de la nuit, à 2 h du matin…

(2) 2h03 : un texte écrit en une nuit, commencé à 2h03 du matin (et fini à 3h33 pour la petite histoire). Ça décrit tout simplement l’état lequel j’étais et la pièce dans laquelle j’étais à ce moment là. Le chat était vraiment là, plus rien à la télé, pas rasé, des CVs et des lettres partout… les ravages du chômage et de l’insomnie.

(3) Une Ombre : une musique entêtante. Un arpège que j’avais depuis des années et qui suivant la descente de basse de la fin de 2h03. Le lien était donc logique. C’est un des arpèges dont je suis le plus fier avec celui de « Le choix des armes » sur Parenthèses. Il est parfait pour exprimer cette ambiance un peu « perdu au milieu de la nuit » après la rage contenue résultant du sentiment d’impuissance de 2h03. La transition vers « Se battre en vain » a demandé beaucoup de travail, mais c’est un grand moment je trouve.

(4) Se battre en vain : une vieille musique écrite pour un autre projet au départ. Un ancien membre du groupe m’avait d’ailleurs proposé une progression de notes un tout petit peu différente de ce que j’avais fait au début du refrain et j’ai décidé de le garder. Gilles a fait la majorité de l’arrangement. J’ai rajouté le piano mécanique par dessus qui démarre à la toute fin de « Une ombre ». J’avais écrit un texte entier qui expliquait pourquoi il était vain de se débattre quand on est dans une situation comme celle décrite dans « 2h03 ». Finalement, j’ai trouvé que ces explications étaient inutiles. Et j’ai écrit une partie de guitare solo pour traduire ces émotions. Cela fonctionne beaucoup mieux qu’avec le texte. Au final, j’ai demandé à Nico de jouer note pour note (ou presque) ce solo.

(5) Insomnie : paroles écrites un soir d’insomnie, essayant de décrire ce que je ressentais… Elles ont beaucoup évolué pour arriver à cette version… Niveau musique, j’ai trouvé les accords au départ, ainsi que la mélodie et j’avais essayé de programmer ça avec des arpèges de piano… Laurent qui connaissait les paroles trouvait que l’ambiance ne convenait pas. Il a alors écrit un arrangement de son côté… Finalement, on a décidé de laisser le premier couplet avec mon arrangement, puis d’enchainer avec son arrangement en collant tout simplement les deux parties… Puis des années après, lorsqu’on a réenregistré totalement la chanson, Nico a voulu ajouter sa patte à l’arrangement de Laurent. C’est alors que j’ai décidé de descendre la tonalité de la chanson, pour rendre le début encore plus sombre et la fin encore plus puissante.

(6) 2h03 (reprise) : la conclusion de « Veilleur des ombres ». Des paroles empruntées à 2h03 avec l’arpège de « Une Ombre »…

Paroles

Veilleur des ombres

Veilleur des ombres (1) – Crépuscule

(instrumental)

Veilleur des ombres (2) – 2h03

Deux heures zéro trois ont sonné
Un bail que tout l’monde est couché

Deux heures zéro trois ont sonné
Il n’y a plus rien à la télé
Plus rien qui me tienne éveillé
Deux heures zéro trois ont sonné

Deux heures zéro trois ont sonné
Et le chat dort sur l’canapé

Deux heures zéro trois ont sonné
J’attends que l’temps veuille bien passer
Et je reste tout seul, assommé
Deux heures zéro trois ont sonné

C’est toujours dans ces moments là
Qu’un médiator glisse dans mes doigts
Et que trois notes des plus noires
Sortent tout à coup de ma guitare

Deux heures zéro trois ont sonné
Ça fait trop d’jours qu’j’suis pas rasé

Deux heures zéro trois ont sonné
Sur la table traînent deux trois cv
Et quelques lettres peu motivées
Deux heures zéro trois ont sonné

C’est toujours dans ces moments là
Qu’un médiator glisse dans mes doigts
Et que trois notes des plus noires
Sortent tout à coup de ma guitare

C’est toujours dans ces moments là
Qu’un médiator glisse dans mes doigts
Et que trois notes des plus noires
Sortent tout à coup de ma guitare

Deux heures zéro trois ont sonné
Deux heures que j’devrais être couché
Plus qu’cinq heures avant qu’elle se lève
Plus qu’cinq heures pour que j’prenne la relève

Veilleur des ombres (3) – Une Ombre

Le réveil a sonné et m’a sommé de cesser mon sommeil
Le soleil a rêvé mais ce n’était qu’une ombre qui dansait
Qui dansait, qui dansait, qui dansait

La peur du néant
Le mirage de l’hiver blanc
Qui hurle le vent
Qui hurle le vent

La nuit blanche
La peur de la plage blanche
C’est l’eau qui ruisselle
Celle qui lave et qui scelle
Le sort
D’une histoire dont on sort
Plus vivant que mort
Plus vivant que mort
Plus vivant que mort

Veilleur des ombres (4) – Se battre en vain

Pourquoi se battre en vain ?
Pourquoi se battre en vain !
Ah se débattre est vain

Pourquoi se battre en vain ?
Pourquoi se battre en vain !
Ah se débattre est vain

Veilleur des ombres (5) – Insomnie

Il veille Sans trouver le sommeil
Prisonnier de la nuit
Cloué sur son lit
Il aspire à pouvoir dormir

Remue des cases vides dans sa tête
Et cette musique qui l’entête
Et qui prévient son sommeil
Mieux qu’une sonnerie de réveil

Insomnie, perfide ennemie
Vole ses rêves et son envie
Vole le calme de ses nuits

Il veille
Quand une ville s’éveille
Mène une lutte obstinée
Contre un reste de lucidité
Qui le maintient encore éveillé

Remue des cases vides dans sa tête
Et ces images qui l’entêtent
Et qui préviennent son sommeil
Mieux qu’une sonnerie de réveil

Insomnie, sournoise ennemie
Vole ses rêves et son envie
Vole le calme de ses nuits

Il veille
Chaque nuit pareil
Seul au milieu de la nuit
Prêt à sombrer dans la folie
Inconsciente lutte de l’esprit

Remue des cases vides dans sa tête
Et ces paroles qui l’entêtent
Et qui préviennent son sommeil
Mieux qu’une sonnerie de réveil

Insomnie, sournoise ennemie
Vole ses rêves et son envie
Vole le calme de ses nuits

Malgré ses yeux fermés
Il ne peut s’évader
Il ne peut s’envoler
Il ne peut pas rêver

Insomnie, perfide ennemie
Vole ses rêves et son envie
Vole le calme de ses nuits

Veilleur des ombres (6) – 2h03 (reprise)

Deux heures zéro trois ont sonné
Et j’veux pas aller me coucher