Un électro-choc : une idée : refaire les « vieilles » chansons avec les moyens actuels, les débarrasser de tous les « couacs », en faire de vrais albums masterisés et cohérents. Suit un travail de fourmi pour retrouver la trace de toutes les vieilles maquettes, pour retrouver l’essence des chansons : le piano de Mélancolique Obscurité, les voix d’Inexaucé, la boite à rythme de Solitudes Nocturnes, le double solo d’Entre toi et moi… Puis le début de l’enregistrement, et très vite ce qui devait être rapide devient tentaculaire et chronophage, un maximum de choses est ré-enregistré, mais toujours dans le souci de ne pas trahir les morceaux… Compte à Rebours est le premier album. Une Ombre Qui Danse le deuxième. Parenthèses le troisième. C’est dans cet ordre là que va la logique de la musique.

À tous ceux qui ont suivi et soutenu le groupe depuis Amnesia…
À Marine en particulier, sans qui ce disque n’existerait pas « tel quel »…
À Nassim et Nicolas, deux piliers des plus fondamentaux, deux épaules, des idées, des oreilles…
À Jean-Philippe, Gilles, Gilles et Stéphane…
À Florent, Philippe, Franck (beau boulot !)…
À Zoé, à Marco (je vous trouverai de la place sur le prochain)…
À Laurent, Fred et Olivier pour un bout de chemin que j’aurais aimé plus long…
À mon frère, à Vanessa…

« Mais vos sourires à jamais, ancrés dans ma mémoire… Comme un soleil sur vos visages…
Un vent qui chasse les nuages… Dans mon esprit, restera toute la vie… »

Seb

21 août 2007

Compte à Rebours - 2007

Attention, les chansons de cet album sont encore grandement à l’état de maquettes.
Il est prévu de réenregistrer convenablement l’album…

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb – mix : Seb

Crédits

Seb : tous les instruments

Seb : « Historiquement c’est la première chanson faite « tout seul » de A à Z… Coté texte, ça ne raconte rien de particulier, j’ai juste essayé de retranscrire ce qu’on pourrait appeler le « malaise moderne »… Ça fait prétentieux hein ? » Si la chanson devait être mise en image, je verrais pour l’introduction, une caméra flottante s’approchant d’une zone isolée et remplie de buildings au milieu de la grisalle. Pour le fade out final c’est la même chose mais la caméra s’éloignant…voilà ! Pour l’intro c’est Nassim qui a eu l’idée de rajouter les mouvements d’horloge pour dire que le Compte à Rebours commençait. C’est l’introduction parfaite pour l’album »

Paroles

De la grisaille et de la pluie
Des buildings à l’infini
Aucune déprime ou détresse
N’exprime mieux cette faiblesse

Inhibe les sens les plus communs
Dévaste les pensées de chacun
Détruit toute forme de conscience
Brise la plus vaine espérance

Sans différencier raison de folie
Une profonde entaille au fond de nos entrailles

Sans différencier aucun souffle de vie
Cachés dans nos murailles, la peur qui nous tiraille

Tout est noir et tout est sombre
Tout dérange et tout encombre
Tout est grave, lourd et pesant
Cruel et désespérant

Étourdissantes fragrances
Qui confortent dans l’errance
Des sentiments de pudeur
Pour reconnaître ses erreurs

Comment combler l’absence
Ces étourdissants silences
Sans sombrer dans la déchéance
Sans profond désir de vengeance

Sans différencier le jour de la nuit
La peine au plus profond de nos gènes

Sans différencier humains de zombies
Des messages de haine remplissent nos veines

Tout est fortune et hécatombe
Tout accable et tout succombe
Tout est tristesse et trahison
Douleur et désolation

Tout est crime et désillusion
Tout concourt à la suspicion
Tout est malheur, fatalité
Mélancolique obscurité
Mélancolique obscurité
Mélancolique obscurité

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb – mix : Seb

Crédits

Seb : Tous les instruments

Seb : « Écrite une fois de plus à 4 heures du matin. En totale impro, style Non Bis In Idem : j’ai laissé filé le magnétophone, j’ai improvisé un bon moment, et j’ai réécouté, collé les bouts entre eux, sorti les paroles du yahourt, et plus j’avançais plus la chanson prenait forme, jusqu’à ce que j’obtienne le squelette de ce que vous entendez : suite d’accord, mélodie et paroles. Je suis très fier de cette chanson, et tout ceux qui l’ont écouté alors qu’elle était en « travail » ont été super élogieux… »

Paroles

L’absence est présente
L’hiver a souri
Brûlure clémente
L’enfer est ici

La vie obsédante
Et les rêves accomplis
Destinées fulgurantes
Aux désirs assouvis

Tant pis, au plus loin d’ici
Transi, tout seul je m’enfuis

Les villes lumières
Aux lueurs éclatantes
Couleurs éphémères
Mais éblouissantes

Oscillent, oscillent et dociles
Tranquille dans un cocon fragile

Et s’il ne peut plus rien y faire
Il n’a qu’à changer d’horaire
Filer à travers les nuits
Dans une autre galaxie
Aussi, aussi loin d’ici
S’enfuient toutes mes envies

L’ivresse sucrée
Confortable présence
Douceur calfeutrée
D’un coeur qui balance

Aussi, aussi loin d’ici
S’enfuit mon coeur affranchi

Et si le temps vire à l’orage
Autant sortir de sa cage
Filer à travers les nuits
Dans une autre galaxie
Aussi, aussi loin d’ici
S’enfuient toutes mes envies

Et s’il ne peut plus rien y faire
Il n’a qu’à changer d’horaire
Filer à travers les nuits
Dans une autre galaxie
Aussi, aussi loin d’ici
S’enfuient toutes mes envies

Aussi, aussi loin d’ici
S’enfuit mon coeur affranchi

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb et Nassim – mix : Seb

Crédits

Seb : Mellotron, chant
Nassim : tout le reste

Seb : « J’ai trouvé la suite d’accord en descendant et en montant les quintes / tierces et fondamentales de plusieurs accords. L’idée est venue ensuite de garder ces mêmes accords pour le refrain, mais en changeant la note basse pour donner une coloration différente à la suite. L’arrangement au départ minimaliste a été magnifié par Nassim. La mélodie est venue presque immédiatement. En ce qui concerne les paroles, je tiens à préciser qu’elles ne sont pas autobiographiques. L’inspiration d’origine vient d’une « idée noire » de Franquin dans laquelle on voit un homme se faire marcher sur la tête pendant qu’il se dit « je me demande comment font certains pour aller plus haut et plus vite que tout le monde »… »

Paroles

Mon visage ne dit rien, on me regarde en vain
Je ne suis simplement, qu’un seul « je » parmi tant
Particularité : rien de particulier
C’est pourquoi je le sais, c’est pourquoi je le sais
Dans mon regard jamais, tu ne verras lueur
Et de mes mains jamais, tu n’auras la chaleur

Je suis homme quelconque, vide et sans consistance
Et qui passe son chemin, dans le plus grand silence
Comme un homme sans visage, comme un homme sans image
Et qui défie quiconque, de briller à son âge

Tu m’as déjà croisé, mais tu m’as oublié
Non, je ne t’en veux pas, on ne remarque pas
Quelqu’un si familier, aussi peu singulier
Et que tous les regards, traversent de part en part

Je suis homme quelconque, vide et sans consistance
Et qui passe son chemin, dans le plus grand silence
Je regarde le ciel, de ces profond abîmes
Ne sachant pas atteindre, les hautes sphères, les cimes
Comme un homme sans visage, comme un homme sans image
Et qui défie quiconque, de briller à son âge

 

paroles : Seb & Aurélien – musique : Aurélien
arrangement : Seb & Aurélien – mix : Seb

Crédits

Aurélien : chant, guitares
Seb : choeurs, programmation

Seb : « C’est la première composition d’Aurélien. Il m’a présenté la musique toute faite, guitare, basse, piano, et batterie et m’a demandé de faire la programmation. Il ne manquait que le chant et les paroles… pour le chant, on a laissé tourner un enregistreur à cassette et on a improvisé en même temps une mélodie et des bouts de texte… on réécoutait, on recommencait, jusqu’à ce qu’on tombe sur quelque chose qui nous convenait et qui nous plaisait… Un bout du texte a ainsi été improvisé comme ça et j’ai écrit le reste à tête reposée. Accessoirement je trouve que c’est une excellente chanson et le double solo final est à pleurer de bonheur et montre qu’Aurélien n’est pas « qu’un » guitariste rythmique… »

Paroles

Un orage sur la mer
Et je perds tous mes repères (Que leurs serres se desserrent)
Face aux tornades, au tonnerre
Je ne sais plus que faire (Que leurs serres se desserrent)

Que les vagues éphémères
Et les démons en colère
brisent l’emprise de leurs pairs (Que leurs serres se desserrent)

Que les flammes de l’enfer naissent … entre toi et moi
Océans et déserts… entre toi et moi
Un immense univers… entre toi et moi
Entre toi et moi…

Perdu dans mes nuances
Ma conscience en silence
Flotte vers un monde d’insouciance (Cette étrange espérance)

Que les flammes de l’enfer brûlent … entre toi et moi
Océans et déserts… entre toi et moi
Un immense univers… entre toi et moi
Entre toi et moi…

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb – mix : Seb

Crédits

Seb : Chant, guitares, programmation
Nico : Solo et piano

Seb : « Ça pourrait être la chanson sous prozac ! C’est l’avantage quand les choses ne vont vraiment pas : on écrit des chansons dépressives. Quand les choses ne vont pas tout court, on ne fait rien. Les changements de tonalités sont essentiels pour la chanson, et c’est une mélodie qui doit être « fragile et douce », ce qui fait qu’elle est très très dure à chanter au début, et impossible à la fin…Plein d’influences dans cette chanson, mais hommage à Phil Collins avant quiconque d’autre pour la BAR et la batterie. Une nouvelle fois, une idée magnifique de Nassim : un lien au piano pour descendre en douceur vers la chanson suivante de l’album : Réminiscence »

Paroles

Je naviguais dans le ciel
Ma souffrance fut éternelle
N’ayant peur que du soleil
Le noir fut ma dentelle

J’ai froid dans ma vie, ma vie en sursis
Tout me semble si indécis

Tandis que je plongeais
Dans ce profond sommeil
Mon coeur ne fut bercé
Que par mille merveilles

J’apprends et réapprends, tout simplement
Inévitablement

Je n’aurais jamais pensé
Perdre espoir en cette histoire
Mais ces flammes insurmontables
Ont fait de moi un brave

J’ai vu par centaines des pluies d’ébene
Des bonhommes en porcelaine

Tel ce long couloir infini
Parcouru toute une vie
Aujourd’hui est un jour bizarre
Tout me semble si dérisoire

Ces anges déchus, ces espoirs déçus
Ça, je ne l’aurais jamais cru

 

paroles : Olivier – musique : Seb
arrangement : Seb, Olivier et Nico – mix : Seb

Crédits

Olivier : Piano
Nicolas : Guitares
Seb : Mellotron, Chant

Seb : « Un jour, Olivier est tombé sur un vieux texte et n’arrivant pas à trouver une mélodie il me l’a confié… Je lui ai proposé une musique, et il est venu chez moi enregistrer le piano… Plusieurs années plus tard, j’ai demandé à Nicolas de ré-enregistrer les guitares qui n’étaient pas en place. Il a alors également proposé de rajouter une guitare électrique sur le final et j’ai été conquis… C’est la seule chanson du groupe pour lequel le texte n’a pas été écrit par Aurélien ou moi… »

Paroles

Ne couvre pas tes sentiments de phrases
De simples souvenirs deviennent extases
Le silence est parfois moins lourd
Les mots si sourds
Et si bas

De ces étoiles nous restent quelques flammes
Ces cendres ont pris l’éclat du cristal
Infidèle reflet des âmes
Couvre le terne
d’idéal

Parfums dansent aux vents de tes voiles
De ta robe d’aurore boréale
Le temps pris dans l’ambre sublime
Ces blêmes abîmes

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb et Nassim – mix : Seb

Crédits

Seb : tous les instruments
Philippe : Basse
Nassim : Synthés sauf mellotron
Nico : Solo

Seb : « La chanson existait précédemment avec une autre musique. J’ai décidé que ces paroles méritaient mieux et j’ai créé une toute autre musique, un tout nouvel arrangement. Évidemment Nassim n’a pu s’empêcher de rajouter des synthés dessus. Globalement la chanson a été enregistrée dans le temps record de trois heures. Ce qui est un véritable exploit. Le titre de l’album provient de ce texte… »

Paroles

Pas d’électrocution sans une stimulation
Ni de compte à rebours qui ne vaille le detour
L’envie te revoir sans en avoir l’espoir
La pire de mes souffrances mon plus profond silence

Mais ça ne me fait pas peur
Il est encore temps de réparer mes erreurs
De sortir de la torpeur
Réparer mes erreurs

Pas de coup de poignard sans traquenard dans le noir
Pas de vie sans défaut, reprenons a zéro
Une vie dans l’excès, mais une vie tronquée
Vite refaire surface avant de perdre la face

Mais ça ne me fait pas peur
Il est encore temps de réparer mes erreurs
De sortir de la torpeur
Réparer mes erreurs

Innocence et Candeur ne me font pas peur
Colère et Douceur ne me font pas peur
Inconscience et Stupeur ne me font pas peur
Trépas et Douleur ne me font pas peur

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb et Nassim – mix : Seb et Nassim

Crédits

Piano, synthés et bass pedals : Nassim
Florent : choeurs
Tout le reste : Seb

Seb : « Cette chanson est un exorcisme. Le texte a été écrit à partir d’un vieux texte remanié prévu pour une chanson qui ne s’est jamais faite et la musique a été écrite en 5 minutes. La chanson s’arrête assez brutalement et c’est totalement volontaire. Ça a un sens à mes yeux… »

Paroles

Alors ainsi on se retrouve
Tel un renard et une louve

Tant de paroles et de prières
De souvenirs et de poussières

Entre nous un miroir brisé
Et quelques pétales fanés

Au fil de l’eau, au fil du temps
Au fil des mots, des sentiments
Un fil qui nous tenait liés
Un fil de soi trop fin, brisé

Goutte de pluie sur carreau cassé
Dauphin pris au piège d’un filet

Sache qu’au delà de ta détresse
Il te restera mes promesses

Les confidences d’un homme à terre
Sont toujours libres de mystères

Au fil de l’eau, au fil du temps
Au fil des mots, des sentiments
Un fil qui nous tenait liés
Un fil de soi trop fin, brisé

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb – mix : Seb

Crédits

Seb : Guitare et chant

Seb : « Petite chanson de 1 minute et 45 secondes, avec un arrangement minimal, juste guitare et chant. La musique est assez vieille et avait été écrite au printemps 2001. Elle s’appelait à l’époque « Candidat à la mort violente » et avait d’autres paroles que j’ai foutues à la poubelle pour diverses raisons. La chanson est née aux Philippines et évoque librement l’archipel… C’est vraiment l’introduction d’Amnesia. Ces deux chansons sont liées… Le bruit de l’eau, des oiseaux, le « bang » d’un avion qui passe le mur du son et la chanson arrive. Le titre vient d’un jeu de mot avec Globe-trotter. Je suis excessivement fier de cette chanson. »

Paroles

L’écriture fragile, facile
D’un calligraphe malhabile
Conte l’histoire de la nuit
Des nuages et de pluie

Des montagnes et des vallées
Des villages égarés
Sept milles îles en beauté
Faites de jungles inexplorées

Rêvant d’aventures, d’histoires
Il veux voir et savoir
Parcourir toute la planète
Des images plein la tête

Un peu de sable ou de marais
Sur cette plage comme au bout du monde
Il profite de chaque seconde…

Il imagine l’Argentine
La mer de Chine les Philippines
Voudrait voguer dans l’espace
Puis parcourir les mers de glace

Dévalant les pistes les routes
Frayant chemin coûte que coûte
Faisant mentir les oracles
À travers barrières et obstacles

Rêvant d’aventures, d’histoires
Il veut voir et savoir
Faire résonner dans sa tête
Les mélodies de la planète

Un peu de sable ou de marais
Sur cette plage comme au bout du monde
Il profite de chaque seconde
L’âme à jamais vagabonde

 

paroles : Seb – musique : Laurent, Seb
arrangement : Laurent, Seb, Nassim et Nicolas – mix : Seb

Crédits

Nico : guitares
Nassim : synthé, piano
Seb : chant et programmation

Seb : « C’est la première chanson que nous avons écrite. J’ai écrit les paroles en été, sans trop savoir quoi en faire. À l’époque nous n’écrivions pas de chansons, mais j’en avais marre d’avoir des idées et de me dire que ça serait bien et de les oublier le lendemain. Je me suis donc mis à écrire ces idées. En même temps que les parties 2 et 3 de Et puis m’est venu le texte d’Amnesia. Le texte initial était pas mal différent. L’année scolaire a recommencé et Sousbock redémarrait, comme l’an passé avec des reprises uniquement… Un jeudi après midi, je suis allé voir Laurent et je lui ai dit « Est-ce que ça te dis de composer » ? Je n’avais jamais montré mes textes à personne, de peur d’avoir un mauvais retour, mais l’envie d’écrire fut plus forte. Je suis donc allé chez Laurent avec le texte de ce qui allait devenir Amnesia et le texte de Et puis part 3… Nous avons passé une sorte de pacte : « Tu ne te moques pas des textes que je vais te montrer parce que je ne me moquerais pas de la musique que tu écriras pour aller avec » Finalement il a trouvé le texte très bien, on a retravaillé un peu dessus pour avoir le bon nombre de pied, un nombre cohérent de couplets (il y avait trois couplets en plus au départ, et tous n’étaient pas du bon nombre de pieds)… Laurent m’a demandé de lui chanter les paroles comme je le sentais. J’ai improvisé quelque chose qui a beaucoup évolué depuis, mais ça a été suffisant pour que Laurent puisse coller des accords sur ce que je chantais. Au départ c’était quelque chose de très lent, assez mou. Et voilà… Notre première chanson était écrite… Ce n’est qu’ensuite que les paroles à l’origne en anglais ont été portées en français… »

Paroles

Mon ciel est noir depuis longtemps
Ma vie avance à contre temps
Je ne sais plus d’où vient le vent
Je ne sais si quelqu’un m’attend

Tel le reflet d’un grand espoir
À l’étroit dans mon miroir
Je n’ai plus famille ni ami
Je ne sais même plus qui je suis

En un éclair, en un instant
Rien, plus rien, jamais comme avant
Mes souvenirs tout mon passé
Tout s’était volatilisé

Mais ton souvenir à jamais ancré dans ma mémoire
Un visage parmi tant d’images
Comme un instantané en cage
Hante mon esprit et toutes les nuits de ma vie

Depuis ce terrible accident
Je reste cloué là, suppliant
Parfums et regards me reviennent
Mais aucune image qui ne tienne

À naviguer en plein brouillard
Chercher chaque jour chaque soir
Esperer enfin entrevoir
Un soupçon de mon histoire

Mais ton souvenir à jamais ancré dans ma mémoire
Un visage parmi tant d’images
Comme un instantané en cage
Hante mon esprit et toutes les nuits de ma vie

Dans ce profond bouleversement
Et ce spirituel internement
Prisonnier de ma mémoire
Je souhaite voir finir le cauchemar

Des flashes et des flashes par centaine
Mais aucun qui ne vaille la peine
Aucun indice pour retrouver
Des traces de ma vie oubliée

Avant que la folie ne me gagne
Que la démence ne m’accompagne
Il me faut percer le secret
De ces pensées si bien cachées

Mais ton souvenir à jamais ancré dans ma mémoire
Un visage parmi tant d’images
Comme un instantané en cage
Hante mon esprit et toutes les nuits de ma vie

 

paroles : Seb – musique : Seb
arrangement : Seb et Oreille – mix : Seb

Crédits

Guitares rythmiques claires : Aurélien
Programmation de BAR : Laurent
Bass pédals et deuxième solo : Nassim
Basse et premier solo : Nicolas
Piano final : Florent
Clarinette : Vanessa
Tous le reste : Seb

Seb : « Le texte est venu en une nuit… une de ces nuits où on réfléchit sur la vie, ce qu’on a fait, ce qui reste à faire… La musique trois accords en boucle est venue ensuite très rapidement… évidemment comme cela, ça faisait monotone.

En cherchant une ligne pour la mélodie à la guitare je suis tombé sur la ligne de basse. Il y a eu une première version avec un autre son pour la nappe et surtout une autre rythmique, que Laurent à reprogrammé par la suite. J’ai demandé ensuite à plusieurs personnes de faire un solo « carte blanche »… je voulais une chanson ambiante, en rapport avec les paroles et qui se déchaîne un peu par moments. Je pensais finir en fade out, et au dernier moment j’ai pensé rajouter une guitare acoustique qui apparait alors que le solo final s’évanouit… J’aime beaucoup l’ambiance dégagée et je suis fier du résultat, pas gagné à l’avance avec 3 accords en boucle pendant 9 minutes et quelques… »

Paroles

Alors qu’on se retrouve étrangement seul un soir, une nuit
À essayer désespérément de faire le point sur sa vie
Avec face à soi rien d’autre qu’un profond désarroi
On retrouve alors des pensées que l’on croyait oubliées

Des vestiges d’une mémoire profonde surgissant du passé
Des regrets remontant aussi vite que les années écoulées
L’envie de remettre en question tous les choix que l’on a fait
Devient si pressante que l’on ne sait comment y résister

Inutile d’essayer de combattre ces fantômes en partance
Qui rappellent toujours au crépuscule d’une existence
Les remords, les regrets d’un parcours souhaité plus coloré
Et les senteurs taciturnes des solitudes nocturnes

Dans ces nocturnes solitudes où nous sombrons d’ennui
Cette morne habitude symptôme d’un manque d’envie
Dans ces nocturnes solitudes où tout est à réinventer
Dans ces nocturnes solitudes où chaque silence est amplifié

Confronté au souvenir d’ambitions laissées de coté
Le poids sur les épaules semble trop lourd à supporter
Envie de demander pardon, mais à qui s’excuser
Alors que l’on a finalement toujours été prisonnier

D’une carapace de cristal bien trop facile à briser
Volant en éclat à la moindre contrariété
Achevé, lessivé, ravivant le souvenir passé
Des senteurs taciturnes des solitudes nocturnes

Dans ces nocturnes solitudes où nous sombrons d’ennui
Cette morne habitude symptôme d’un manque d’envie
Dans ces nocturnes solitudes où tout est à réinventer
Dans ces nocturnes solitudes on se surprend à rêver

D’une vie pour laquelle on aurait enfin les cartes en mains
Permettant de ne plus rien laisser au bord du chemin
Alors qu’on se retrouve étrangement seul un soir, une nuit
Surgit le regret d’une existence que l’on aurait choisi

Dans ces nocturnes solitudes….
Cette morne habitude…